Logo: Ressources géologiques et bonne gouvernance en Afrique centrale, Yaoundé, Cameroun, 24 – 25 Sept 2009
Ressources gÉologiques et bonne gouvernance en Afrique centrale 24 – 25 September 2009, Yaoundé, Cameroun

Ressources géologiques et bonne gouvernance en Afrique centrale, Yaoundé, Cameroun, 24 – 25 Sept 2009

 

Afrique centrale – La richesse de la terre, la pauvreté des hommesAfrique centrale – La richesse de la terre, la pauvreté des hommes

Les États d’Afrique centrale situés dans le Bassin du Congo et ses régions limitrophes sont les plus riches d’Afrique en matière de ressources et comptent pourtant parmi les pays les plus pauvres du monde. Ils sont souvent caractérisés par des crises et des conflits qui grèvent considérablement l’économie et affaiblissent les structures étatiques. Ces problèmes se conditionnent mutuellement et entravent le développement des pays, laissant ainsi une grande partie de la population vivre dans une pauvreté absolue. Mais l’abondance des ressources est-elle la véritable responsable ? Ou bien ne seraient-ce pas plutôt les différentes conditions politiques et sociales qui, en une seule génération, ont réussi à transformer la richesse en matières premières de certains pays en une richesse commune à tous les citoyens, alors que dans d’autres pays et dans le même temps, cette richesse est devenue une malédiction ?

Bonne gouvernance et transparence : la poursuite du dialogueBonne gouvernance et transparence : la poursuite du dialogue

Les Églises, les fondations mais aussi de nombreux bailleurs bilatéraux et multilatéraux réclament depuis longtemps déjà un dialogue sur la manière de répartir la richesse en matières premières de l’Afrique centrale de façon plus transparente et équitable et contribuer ainsi directement au développement et à la lutte contre la pauvreté. Tout cela de façon durable, c’est-à-dire par le biais de méthodes d’exploitation et de traitement respectant l’environnement et en ayant pour objectif d’investir les bénéfices dans un développement économique diversifié visant le bien-être de l’ensemble de la population.

La conférence sur la transparence dans le secteur des industries extractives organisée à Berlin en 2007 a initié un dialogue de ce genre, qui devrait se poursuivre avec la conférence de cette année au Cameroun. Cette fois-ci, l’accent a été mis sur le continent africain et sur la question des conditions locales et des caractéristiques de la « bonne gouvernance ».

Yaoundé 2009 – les objectifs stratégiquesYaoundé 2009 – les objectifs stratégiques

La conférence a eu pour but de convaincre les nombreux acteurs ainsi que l’opinion publique intéressée de l’intérêt d’une stratégie visant une activité durable et transparente ainsi que la bonne gouvernance. Son objectif a e´té d’exposer :

  • l’importance de la richesse géologique réelle et du potentiel de l’Afrique centrale en matière de ressources minières, dans l’optique de processus d’exploitation plus efficaces ainsi que des résultats des dernières prospections ;
  • avec quelles mesures politico-économiques l’abondance des matières premières peut-elle devenir le moteur d’un développement économique et social durable ;
  • quels conflits économiques, sociaux et politiques existent entre les acteurs les plus puissants et les plus faibles au niveau local, national et international ; comment les identités et les intérêts antagonistes, mais aussi les malentendus, la méfiance ainsi que l’absence de transparence et les processus et infrastructures inefficaces déclenchent ou aggravent de nombreux conflits ;
  • comment mettre en œuvre les objectifs de bonne gouvernance grâce à des partenariats régionaux comme le partenariat public-privé Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) ou grâce à des initiatives de la société civile telles que Publiez ce que vous payez et Global Witness, et réaliser ainsi une régulation transparente et efficace ainsi qu’un équilibrage correct et une taxation équitable des richesses en matières premières ;
  • comment réaliser un partenariat local et juste entre les communautés autochtones et les exploitants informels des petites mines d’une part ainsi que les groupes internationaux d’autre part ; et comment l’abondance de ressources géologiques peut devenir le garant d’un avenir durable pour ceux auxquels elle appartient et qui l’exploitent ;
  • enfin, comment lutter activement et sur place contre le problème de société qu’est la contamination par le VIH. Car, outre un risque élevé d’accident dû à une protection insuffisante du travail ou à un mauvais outillage, et des risques sanitaires flagrants dus à l’utilisation ou à la libération de substances chimiques dangereuses, le VIH/sida est la principale menace qui pèse sur la santé des populations des régions où une activité minière est assurée par des groupes sociaux marginaux.

Afin de débattre de ces thématiques, près de 200 experts internationaux venus du monde de la politique, des sciences, de l’économie et de la société civile se sont rencontrés les 24 et 25 septembre à Yaoundé. Au cours de six groupes de travail et de deux séances plénières, ils ont discuté des différentes exigences et conditions nécessaires à la « bonne gouvernance » et à la transparence dans le secteur des matières premières en Afrique centrale et chercheront des réponses aux questions formulées ci-dessus. L’échange de savoir et d’expériences ainsi que la présentation de « meilleures pratiques » a constitué la pierre angulaire de la conférence, qui a été complétée par une exposition et par différentes manifestations parallèles.

  • soutenue par lesoutenue par le
  • Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung BMZ
  • par le biais de lapar le biais de la
  • Deutsche Gesellschaft für technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
  • Bundesanstalt für Geowissenschaften und Rohstoffe BGR